EFFRACTION 2 – Poseurs de Lumière

Sous la direction de Philippe Tancelin
Un livre pour dire « le confinement » rassemble ce qui était séparé, caché, voire interdit – ce qui, à bien des égards, le demeure, quand les ressentis comme les jugements sur un moment de vie et de mort se font légion.
Cinquante auteurs, conviés à l’écriture – ou tout au moins à la publication – par Philippe Tancelin, lui-même poète, philosophe et éditeur – nous font vivre l’épidémie (de la corona…) en tant qu’elle questionne non seulement la Santé publique mais l’être humain à la fois dans son intimité de personne, et ses liens sociaux. La Poésie occupe dans ce « journal à plusieurs voix » la place qui lui revient, quand la pensée elle-même se trouve piégée par la sensibilité qu’elle refoule. Contre la peur qui stérilise, devançant elle-même la mort, quand la vie reste une promesse et une invention, et même une aventure de chaque jour, le cri et le chant de la libre réflexion d’une pensée qui rebondit sur des faits sans y rester collée, rouvrent les portes et les fenêtres d’une maison et d’une raison que l’étouffement menace.
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Les célèbres apparitions religieuses feraient oublier ce qu'il en est de notre rapport au monde, lorsque nous consentons à l'accueillir. « Ce qui apparaît » à la bergère de Lourdes, au poète de Guernesey, au peintre d'Arles - et à chacun d'entre nous - consacre la réalité d'un partage. Comme toute création, c'est un commencement !
L'objet du désir est écrit en creux dans le corps inachevé du poète. Ainsi va longtemps l'enfant dans les chemins de la langue intime, encore et toujours éperdue dans l'ombre étoilée du matin. Les mots s'avancent dans le jeu des mains et des bouches. Que le sexe commence avant la sexualité revient à dire que la poésie n'attend pas le couronnement du discours pour aller chercher le passage, l'entrée secrète pour où le monde s'ouvre entre le feu du rire et le gémissement des sources.
La guerre vient dans l'homme lui arracher son souffle. Mais la voix demeure. Tel est le coeur d une expérience que traversent la vie et la mort, quand le témoin reprend l'histoire de ce jeune paysan tombé sous la mitraille, en juillet 1944, sur une route normande. Après 100 poèmes donnés au vent Jean-Pierre Bigeault nous offre ici un remarquable témoignage poétique.









Editions L’Harmattan – 30 juin 2008