Malaise

Quelle révolte rampante s’exprime sous la forme du doute – voire plus violemment – alors que le nouveau confinement bénéficie d’un amoncellement de justifications sous la forme de chiffres et de discours supposés mobilisateurs ?

Ne pourrait-on penser que le seul horizon proposé en termes de « malades, mourants, morts », ne fait que développer l’angoisse ? Imagine-t-on en effet qu’on puisse conduire une vraie guerre en informant jour après jour les combattants du nombre de pertes ?

...Lire la suite

EFFRACTION 2 - Poseurs de Lumière

Sous la direction de Philippe Tancelin

Un livre pour dire « le confinement » rassemble ce qui était séparé, caché, voire interdit – ce qui, à bien des égards, le demeure, quand les ressentis comme les jugements sur un moment de vie et de mort se font légion.

Cinquante auteurs, conviés à l’écriture – ou tout au moins à la publication – par Philippe Tancelin, lui-même poète, philosophe et éditeur – nous font vivre l’épidémie (de la corona…) en tant qu’elle questionne non seulement la Santé publique mais l’être humain à la fois dans son intimité de personne, et ses liens sociaux. La Poésie occupe dans ce « journal à plusieurs voix » la place qui lui revient, quand la pensée elle-même se trouve piégée par la sensibilité qu’elle refoule. Contre la peur qui stérilise, devançant elle-même la mort, quand la vie reste une promesse et une invention, et même une aventure de chaque jour, le cri et le chant de la libre réflexion d’une pensée qui rebondit sur des faits sans y rester collée, rouvrent les portes et les fenêtres d’une maison et d’une raison que l’étouffement menace.

cliquez ici pour commander le livre sur le site de l'éditeur

Couvre-feu

Pauvre France !

Mourir pour la liberté, cela s’est vu, voire être blessé à vie. Des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes, soldats de la République, résistants, civils, ont été sacrifiés pour que non seulement nous survivions physiquement, mais moralement aux agressions du dehors (l’Allemagne) et du dedans (Vichy). Cette histoire – que nous enterrons sous les manifestations convenues que l’on sait – est-elle donc sortie de notre mémoire ? Et ne serait-il pas temps de méditer ce que disait Goethe en son temps : « ce que tes parents t’ont légué, conquiers-le ! »

Or voilà bien qu’aujourd’hui la vie vaut plus que la liberté.

Voilà qu’un virus justifie que l’Etat (et ses technocrates) – sinon la République – remette en cause la liberté des citoyens (qu’il se plaît d’ailleurs à apeurer) pour sauver leur peau aux dépens de leur cœur et de leur âme. Le même Etat, érigé en Protecteur tous azimuts, fait pleuvoir des indemnités d’ailleurs insuffisantes pour parer aux effets économiques de la crise. Et comme cela en effet ne saurait suffire à recréer les conditions du fameux « vivre ensemble » (évidemment mis à mal par l’épidémie) il ne manque pas de faire appel à un moralisme vieux comme Vichy sinon davantage. Une pseudo éducation du peuple par la peur ne passe-t-elle pas par la bonne et vieille culpabilisation, cet opium du peuple ?

...lire la suite

Enfin !

La pensée critique – instrument fondamental d’une vraie démocratie – aura eu d’autant plus de mal à s’exprimer que la Peur, comme on l’a vu, a constitué l’arme officielle de cette « guerre », à laquelle, une fois de plus, nous n’étions pas préparés !

Après les alertes dispersées, cette pensée critique prend aujourd’hui des formes plus structurées, témoin le manifeste publié dans le journal Le Parisien du 10 septembre dernier.

On remarquera que les 35 cosignataires de ce texte : chercheurs, médecins et universitaires, viennent d’horizons différents. Ils couvrent ainsi le champ d’une réalité plus complexe que celle qu’ont pris en compte les différents « gestionnaires » de notre crise sanitaire.

A force de simplifier les situations humaines en les traitant, comme l’économie elle-même, en fonction de « résultats » qui en restreignent dramatiquement le sens, on passe à côté des valeurs que nous défendons collectivement :

Liberté, Egalité, Fraternité

Grand Inquisiteur

Enfin le Grand Inquisiteur est arrivé ! Il s’appelle Mr. STOP COVID (on trouvera son vrai nom dans le Magazine du Monde du 23 mai et aussi quelques éléments biographiques).

Ce technocrate chrétien, socialiste aujourd’hui « libéral », semble bien un pur produit du Système, tel que nous le voyons à l’œuvre dans un pays à cet égard depuis longtemps « macronisé ». Rien que de très banal ! Mais enfin ce technocrate parle ! Il dit (toujours selon Le Monde) dans une Tribune publiée sur le site Médium : « chacun pourra refuser cette application1 pour des raisons philosophiques », mais cela reviendra « à accepter le risque de morts supplémentaires ». Le choix est donc clair : renoncer au respect de sa liberté (valeur démocratique par excellence) ou devenir potentiellement un assassin.

 (... lire la suite)

Une guerre peut en cacher une autre

Une « drôle de guerre » - pas moins de six fois déclarée(1) par le Président Macron – sévit dans notre beau pays. C’est qu’un envahisseur, venu de loin, la justifie. L’ennemi est rusé, incontrôlable, et il tue. Quelle violence inouïe dans un monde à qui l’on promet tous les matins « le risque zéro », et, bientôt, la mort de la mort !

Que l’épidémie de ce fameux coronavirus soit moins meurtrière que beaucoup d’autres importe peu. Elle appelle une réponse institutionnelle digne de ce nom (plus digne assurément que l’impréparation qui l’a précédée !) et une mobilisation collective, sans armes, mais ferme sur les principes (distance règlementaire, lavage des mains, etc…)

 (... lire la suite)

Entretien avec Marie-Christine David - 17 novembre 2017

POÉSIE
POÉSIE
PSYCHANALYSE

PSYCHANALYSE

ESSAIS POÉTIQUES

ESSAIS POÉTIQUES

ROMAN

ROMAN

ÉDUCATION & PSYCHANALYSE

ÉDUCATION & PSYCHANALYSE

BIBLIOGRAPHIE

BIBLIOGRAPHIE

Né en 1930, Jean-Pierre Bigeault vit une enfance heureuse dans le cadre d’une famille pourtant confrontée à la crise économique de l’époque et bientôt la guerre. Adolescent marqué par le « retour à la terre » normande, il est pris dans la tourmente du Débarquement et manque de mourir. Il bénéficie d’une éducation résolument humaniste et chrétienne, ainsi qu’en témoigne son engagement dans la JEC (Jeunesse Etudiante Chrétienne). Ses études parisiennes de Lettres et de Psychologie l’amènent très vite à enseigner dans un grand lycée privé et à créer, avec quelques amis, une école spécialisée dans la prise en charge d’adolescents dits « difficiles ». Il s’agit d’un internat, très connu à l’époque, sous le nom d’Institut psychopédagogique « Maison rouge les Mathurins ». Cette expérience se développe sur une vingtaine d’années. Elle débouche sur un parcours personnel, à la fois curatif et didactique, qui met la psychanalyse au cœur d’une activité nouvelle centrée sur la « Formation d’adultes ».  Lire la suite...

CONTACT