Grand Inquisiteur

Enfin le Grand Inquisiteur est arrivé ! Il s’appelle Mr. STOP COVID (on trouvera son vrai nom dans le Magazine du Monde du 23 mai et aussi quelques éléments biographiques).

Ce technocrate chrétien, socialiste aujourd’hui « libéral », semble bien un pur produit du Système, tel que nous le voyons à l’œuvre dans un pays à cet égard depuis longtemps « macronisé ». Rien que de très banal ! Mais enfin ce technocrate parle ! Il dit (toujours selon Le Monde) dans une Tribune publiée sur le site Médium : « chacun pourra refuser cette application1 pour des raisons philosophiques », mais cela reviendra « à accepter le risque de morts supplémentaires ». Le choix est donc clair : renoncer au respect de sa liberté (valeur démocratique par excellence) ou devenir potentiellement un assassin.

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Une guerre peut en cacher une autre

Une « drôle de guerre » - pas moins de six fois déclarée(1) par le Président Macron – sévit dans notre beau pays. C’est qu’un envahisseur, venu de loin, la justifie. L’ennemi est rusé, incontrôlable, et il tue. Quelle violence inouïe dans un monde à qui l’on promet tous les matins « le risque zéro », et, bientôt, la mort de la mort !

Que l’épidémie de ce fameux coronavirus soit moins meurtrière que beaucoup d’autres importe peu. Elle appelle une réponse institutionnelle digne de ce nom (plus digne assurément que l’impréparation qui l’a précédée !) et une mobilisation collective, sans armes, mais ferme sur les principes (distance règlementaire, lavage des mains, etc…)

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De la déshumanisation en cours

Un gouvernement qui, sous prétexte de protéger les citoyens, développe la peur d’une épidémie est, qu’il se l’avoue ou non, pré totalitaire. Il caresse le peuple dans le sens du poil. Il répond à une demande infantile qu’il consacre et qu’il entretient. Il prépare à toutes les défaites, oubliant d’ailleurs que la dernière guerre à la française a fait ses tristes preuves, lorsqu’une partie de l’armée et en particulier ses officiers, empruntaient la route de l’exode aux côtés du peuple. L’ayant vécu en direct, auprès d’un ancien combattant de 14-18, qui n’en croyait pas ses yeux, je sais que le courage n’est pas une donnée immédiate, mais un acquis qui ne s’improvise pas. (...)

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Une école pour la république

L’accès à l’Instruction publique a joué un rôle historiquement essentiel dans l’émancipation sociale. Les « fameux hussards de la République » auront été jusqu’à la dernière guerre les acteurs déterminés et déterminants de cette opération. Dénoncée aujourd’hui et pratiquement non traitée, « l’inégalité des chances » reste un problème. Elle contribue toutefois à masquer une réalité beaucoup plus large. De façon plus générale en effet, on peut dire que la « réussite scolaire » elle-même ne permet pas à tous les citoyens de la République d’être les vrais partenaires d’une démocratie dont les valeurs déclarées sont « la liberté, l’égalité et la fraternité ».

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Guerre

J’ai 14 ans sous les bombardements de l’aviation américaine et bientôt l’artillerie alliée déployée sur nos campagnes (nous sommes en Normandie et c’est le « Débarquement ») ; l’omniprésence de la mort s’impose. Il faut « se faire une raison » – raison d’adolescent par temps de guerre !

Comme passer de l’ordre au désordre – en tous cas civil – quand le Pouvoir est aux armes, aux armées, et que la protection de l’Etat n’est qu’un souvenir, d’ailleurs ambigu ? Quelles consignes, quels abris désignés, voire, comme au bon vieux temps, quelles contraventions pour – par exemple – les paysans qui se hasardent sur des routes avec des carioles chargées de foin1 ? On est dans le brouillard, ou plutôt la fumée inhérente à la guerre. Il revient à chacun de se débrouiller, seul ou à plusieurs, avec ce qu’on appelle les « moyens du bord ». Ainsi donc : penser, rire, prier, s’appliquer au fatalisme et bien sûr « s’occuper » – le travail, quel que soit sa forme, restant le premier remède. Dormir aussi !

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Du « confinement »

  L’ironie dont joue aujourd’hui un certain virus – surgi, dit-on, de quelque animal servi à la table chinoise – devrait bien ramener à la réalité ceux qui la cuisinent pour nous la faire avaler comme une potion magique !

Car la vie et la mort ont un lien selon la loi de Nature.

Un virus – à défaut d’être prophète et de pratiquer l’emphase métaphysique – vient donc de crier cette vérité sur les toits, et même dessous. N’a-t-on pas vite oublié que les ormes et plus récemment les buis ont été les victimes désignées d’un diable de service ?

Et si le vrai Démon de l’Homme était cette culture infantile de la toute-puissance dans laquelle l’enferment les marchands de machins et de machines promis à son bonheur ? Alchimie du grand commerce appliqué à la transformation du plomb de la vie en or plutôt coûteux ! N’arrive-t-il pas que notre immunité même, soumise au jeu de l’angoisse et de ses réputés remèdes nous livre aux assauts de force aussi insaisissables que des fantômes ?

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Présentation de « Chemin de l’arbre-dieu »
Jean-Pierre BIGEAULT - EFPP, Paris, le 29 février 2020

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Entretien avec Marie-Christine David - 17 novembre 2017

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Né en 1930, Jean-Pierre Bigeault vit une enfance heureuse dans le cadre d’une famille pourtant confrontée à la crise économique de l’époque et bientôt la guerre. Adolescent marqué par le « retour à la terre » normande, il est pris dans la tourmente du Débarquement et manque de mourir. Il bénéficie d’une éducation résolument humaniste et chrétienne, ainsi qu’en témoigne son engagement dans la JEC (Jeunesse Etudiante Chrétienne). Ses études parisiennes de Lettres et de Psychologie l’amènent très vite à enseigner dans un grand lycée privé et à créer, avec quelques amis, une école spécialisée dans la prise en charge d’adolescents dits « difficiles ». Il s’agit d’un internat, très connu à l’époque, sous le nom d’Institut psychopédagogique « Maison rouge les Mathurins ». Cette expérience se développe sur une vingtaine d’années. Elle débouche sur un parcours personnel, à la fois curatif et didactique, qui met la psychanalyse au cœur d’une activité nouvelle centrée sur la « Formation d’adultes ».  Lire la suite...

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