Aimer

1 mai 2021

 

S’il fallait dire un dernier mot de l’Amour en le retraversant comme un pays, à la fois dans son « confinement » et son ouverture, quelle poésie appelée à l’aide viendrait au secours de notre cœur ? Car, comme le dit Rilke, « tout ange est d’angoisse ». L’amour, « bande de terre féconde entre le fleuve et le roc » n’est accessible au voyageur que s’il s’élance et se retient à la fois, aventurier d’un monde intérieur sans forme définitive et pourtant inscrit dans l’histoire, la géographie et le mystère de toute vie. Cela tourne avec le voyageur comme la Terre elle-même, manège d’amour au paradis de quelle enfance ?

L'Harmattan - Poètes des cinq continents - 2021

Inceste et Pouvoir

L’Inceste est une maladie du Pouvoir. Il traverse la famille et tous les lieux où s’exerce « l’appropriation de l’autre » au nom d’une autorité qui n’a pas toujours besoin de la violence pour s’imposer. Qu’il soit poursuivi par la Justice depuis plus longtemps que ne le donne à penser le bruit du moment n’empêche pas de resituer le crime par rapport à d’autres abus qui font de la sexualité l’instrument d’un esclavage qui ne dit pas son nom. (...)

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Bonne année

Et si Covid-19 avait aussi bon dos ? Si le monde se complaisait à se voir dans le miroir de sa maladie ? Après la peur du Péché, figure du Mal, celle de la Mort ! Cette mort, à la fois déniée tous les jours et si obsessionnellement présente que la Santé dite publique justifie aujourd’hui qu’on lui consacre directement et indirectement des milliards jusque-là introuvables ! L’Education comme la Défense nationale n’auront jamais mérité autant d’efforts ! Et quant au coût de l’opération en termes de libertés (individuelles et collectives), sans compter les effets médico-psychologiques et sociaux de leurs restrictions, qui oserait s’en inquiéter dans un monde qui ne demande qu’à « survivre » à n’importe quel prix ?

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« C’est pour ton bien »

La peur de la Mort est donc devenue – comme celle, autrefois, de la damnation – un objet parfaitement concret et utilisable par les pouvoirs, si laïques et démocratiques soient-ils par ailleurs. Une religion profane de la Santé s'est imposée peu à peu à des peuples bercés par les progrès de la Science et le développement exponentiel de l'industrie pharmaceutique. Le Bien du « bien portant » a fini par récupérer ce que le Bien – au sens moral – portait en lui d'idéal. Le « niveau de vie » intégrant aujourd'hui le « niveau de santé », la guerre contre la mort relève donc d'une action politique de protection, appelée sociale sinon universelle. Ce progrès n'est pas sans risque. La Santé dite publique peut devenir un levier du Pouvoir tout aussi important et dangereux que le fut en son temps et, au nom de la morale, celui de l’Église. Un Sauveur peut toujours décider de restreindre les libertés au bénéfice d'une Santé publique devenue – comme peut l'être aussi bien l’Économie – le Bien supérieur d'un peuple.

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Malaise

Quelle révolte rampante s’exprime sous la forme du doute – voire plus violemment – alors que le nouveau confinement bénéficie d’un amoncellement de justifications sous la forme de chiffres et de discours supposés mobilisateurs ?

Ne pourrait-on penser que le seul horizon proposé en termes de « malades, mourants, morts », ne fait que développer l’angoisse ? Imagine-t-on en effet qu’on puisse conduire une vraie guerre en informant jour après jour les combattants du nombre de pertes ?

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EFFRACTION 2 - Poseurs de Lumière

Sous la direction de Philippe Tancelin

Un livre pour dire « le confinement » rassemble ce qui était séparé, caché, voire interdit – ce qui, à bien des égards, le demeure, quand les ressentis comme les jugements sur un moment de vie et de mort se font légion.

Cinquante auteurs, conviés à l’écriture – ou tout au moins à la publication – par Philippe Tancelin, lui-même poète, philosophe et éditeur – nous font vivre l’épidémie (de la corona…) en tant qu’elle questionne non seulement la Santé publique mais l’être humain à la fois dans son intimité de personne, et ses liens sociaux. La Poésie occupe dans ce « journal à plusieurs voix » la place qui lui revient, quand la pensée elle-même se trouve piégée par la sensibilité qu’elle refoule. Contre la peur qui stérilise, devançant elle-même la mort, quand la vie reste une promesse et une invention, et même une aventure de chaque jour, le cri et le chant de la libre réflexion d’une pensée qui rebondit sur des faits sans y rester collée, rouvrent les portes et les fenêtres d’une maison et d’une raison que l’étouffement menace.

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Entretien avec Marie-Christine David - 17 novembre 2017

POÉSIE
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PSYCHANALYSE

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ESSAIS POÉTIQUES

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ROMAN

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ÉDUCATION & PSYCHANALYSE

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BIBLIOGRAPHIE

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Né en 1930, Jean-Pierre Bigeault vit une enfance heureuse dans le cadre d’une famille pourtant confrontée à la crise économique de l’époque et bientôt la guerre. Adolescent marqué par le « retour à la terre » normande, il est pris dans la tourmente du Débarquement et manque de mourir. Il bénéficie d’une éducation résolument humaniste et chrétienne, ainsi qu’en témoigne son engagement dans la JEC (Jeunesse Etudiante Chrétienne). Ses études parisiennes de Lettres et de Psychologie l’amènent très vite à enseigner dans un grand lycée privé et à créer, avec quelques amis, une école spécialisée dans la prise en charge d’adolescents dits « difficiles ». Il s’agit d’un internat, très connu à l’époque, sous le nom d’Institut psychopédagogique « Maison rouge les Mathurins ». Cette expérience se développe sur une vingtaine d’années. Elle débouche sur un parcours personnel, à la fois curatif et didactique, qui met la psychanalyse au cœur d’une activité nouvelle centrée sur la « Formation d’adultes ».  Lire la suite...

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